un peu dpolitique parce que quoi qu'on en pense, c'est quand mm important

un peu dpolitique parce que quoi qu'on en pense, c'est quand mm important
Pour répondre à la question : « pour qui votent les sportifs ? », l'hebdomadaire Sport a deman à 100 grands champions français (actuels ou pass) de s'exprimer sur leur intention de vote pour ces élections présidentielles.

Voici les résultats de ceux qui ont accepté de se prêter à ce petit exercice :


Voteront Nicolas Sarkozy : 54,68%
Julien Absalon (vtt), Luc Alphand (ski/rallye-raid), Frédéric Belaubre (triathlon), Isabelle Blanc (snowboard), Philipe Candeloro (patinage artistique), Joël Chenal (ski), Gregory Coupet (foot), Vincent Defrasne (biathlon), Xavier de le rue (snowboard), Cyril Despres (moto), Cyril Dessel (cyclisme), David Douillet ( judo), Franck Dumoulin (tir au pistolet), Franck Esposito (natation), Solenne Figués (natation), Sébastion Flute (tir à l' arc), Jean-Philipe Gatien (teniss de table), Pascal Gentil (taekwondo), Imanol Harinordoquy (rugby), Brian Joubert (patinage), Bernard Laporte (rugby), luc Leblanc (cyclisme), Henri Leconte (tennis), Paul le Guen (football), Mayar Monshipour (boxe), Jean-patrick Nazon (cyclisme), Stéphane Peterhansel (rallye-raid), Alain Prost (F1), Karine Ruby (snowboard), Fabrice Santoro (tennis), Jerome Thomas (boxe), Arnaud Tournant (cyclisme), Jean-pierre Vidal (Ski), Richard Virenque (cyclisme), Vincent Vittoz (ski de fond).
# Posté le vendredi 23 mars 2007 15:15
Modifié le vendredi 23 mars 2007 18:31

Brian Joubert s'offre enfin une consécration mondiale

Brian Joubert s'offre enfin une consécration mondiale
Un programme impeccable, sans prise de risque inutile, agrémenté d'un seul quadruple saut, mais exécuté avec une grande sûreté. Brian Joubert était en tête après le programme court, la veille. Jeudi 22 mars, il a conservé cette avance, devenant champion du monde de patinage artistique, à Tokyo. Le Poitevin, qui a patiné avec conviction et sans faute, est le premier Français à conquérir la médaille d'or dans cette discipline depuis la victoire d'Alain Calmat, en 1965. Ils sont désormais trois champions du monde français avec Alain Giletti, victorieux en 1960.

Malgré une
blessure au pied droit contractée à l'entraînement mi-février, qui a légèrement altéré sa préparation, Brian Joubert avait marqué la compétition dès le programme court, éblouissant, en devançant le deuxième, le Canadien Jeffrey Buttle, de trois points, alors que ses autres adversaires les plus proches étaient relégués loin derrière.

La bagarre pour l
e podium a été palpitante, les classements du programme court chamboulé, notamment, par le formidable baroud d'honneur du Suisse Stéphane Lambiel. Sixième après un programme court raté, le double champion du monde en titre a réalisé un libre de toute beauté, et il est remonté à la troisième place. Le Japonais Daisuke Takahashi, troisième du programme court, a effectué une prestation audacieuse et émouvante, remportant le libre et décrochant l'argent devant son public. Le Canadien Jeffrey Buttle s'est effondré dans le libre, chutant trois fois, terminant sixième.

Brian Jouber
t achève une saison exceptionnelle. Il a gagné toutes les compétitions au sein desquelles il s'était aligné, notamment le Trophée Bompard, à Paris, en novembre 2006. Une semaine après, il avait remporté le Grand Prix de Moscou, devenant, dans sa victoire, le premier patineur européen à réussir trois quadruples sauts dans un programme libre.

Enfin, il
avait fait belle impression lors de la finale du Grand Prix, à Saint-Pétersbourg, en décembre. En janvier, il avait reconquis le titre de champion d'Europe, à Varsovie, déjà obtenu en 2004.

C
ette saison 2006-2007 aura constitué une revanche éclatante dans la carrière de Brian Joubert. Car l'exercice précédent avait été en demi-teinte : une médaille de bronze aux championnats d'Europe, mais surtout une décevante sixième place aux Jeux olympiques de Turin, en 2006.

Loin de se
décourager, à la veille des championnats du monde 2007, le Poitevin avait décidé d'abandonner le libre au thème irlandais "Lord of The Dance" pour retrouver "Matrix", qui lui avait permis de briller, en 2004, quand il devint champion d'Europe, à Budapest, et vice-champion du monde à Dortmund.

A l'i
ssue de cette drôle de saison, il a changé d'entraîneur et travaille désormais avec l'ancien patineur Jean-Christophe Simond. Cette saison, le Français qui poursuit dans son court, son aventure avec le thème "James Bond", a choisi, pour son libre, le rock du groupe Metallica, avec ses rythmes qui conviennent à son patinage, très athlétique, qu'il a su mâtiner de plus de légèreté, et à ses sauts, dont il est l'un des meilleurs alisateurs du circuit.

"
C'est la récompense de dix-huit ans de patinage, a-t-il déclaré. Il y a quatre ans, j'avais dit que je voulais être champion d'Europe et champion du monde. Je le suis. Je ne passe pas pour un rigolo. Sur le podium, j'ai pensé à tous les sacrifices consentis, à ma blessure qui m'a fait douter. Je ne pensais pas être prêt. Mais je ne voulais pas d'une autre médaille d'argent."

P
résent à Tokyo, Alain Calmat n'a pas tari d'éloges sur le parcours de son jeune compatriote : "Je crois en lui depuis longtemps, c'est un patineur de très grande classe, il est exceptionnel dans ses sauts." "C'est son moment, son temps. Il est de loin le meilleur patineur actuel", ajoute l'ancien ministre de la jeunesse et des sports.

A 22 a
ns, Brian Joubert s'offre donc une consécration mondiale. Il devrait passer l'intersaison à imaginer un nouveau programme libre. Il pense dé aux JO de Vancouver (Canada), qui se disputeront en 2010. Il aura alors 25 ans.

# Posté le vendredi 23 mars 2007 15:20
Modifié le samedi 24 mars 2007 07:09

podium

Merci a Marie pour la vidéo =) son blog ici
# Posté le samedi 24 mars 2007 04:45

Sur le toit du monde

Sur le toit du monde
A 22 ans, Brian Joubert s'est offert son premier sacre mondial après de nombreux échecs qui lui ont forgé le caractère. Disposant désormais d'un entourage à sa convenance, le Poitevin peut rêver d'or olympique.

Par Mathieu Idiart

Alain Calmat a son successeur
Al
ain Giletti en 1960, Alain Calmat en 1965 et maintenant Brian Joubert en 2007. Le patinage français a renoué avec un titre mondial chez les hommes qui lui échappait depuis plusieurs décennies. Il le doit à son enfant prodige tour à tour adulé puis décrié depuis ses débuts et les promesses qu'il avait fait naître. Hors-sujet aux Jeux Olympiques de 2006 (6e) et aux Championnats du Monde de 2005 (6e), Joubert commençait à traîner l'étiquette de l'éternel espoir incapable de tenir la pression d'un grand événement. Encaissant les critiques, le Poitevin savait que le rendez-vous nippon pouvait être le sien après la retraite d'Evgueni Plushenko et avec la méforme actuelle de Stéphane Lambiel. Mais ces circonstances n'enlèvent en rien le mérite qui revient au Français impeccable lors du programme court et gestionnaire durant le programme long passant outre la douleur au pied qui l'accompagnait toujours suite à son entaille intervenue à la mi-février.

Simond, le déclencheur
«
J'ai beaucoup travaillé cette saison. J'ai une superbe équipe. Merci à ma mère, qui m'a beaucoup aidé.» Sur la glace de Tokyo, Brian Joubert adressait ses premiers remerciements, après son sacre mondial, à ses proches. Si l'usage est bien d'offrir une reconnaissance publique à son entourage après une grande victoire, les mots du Poitevin sonnaient d'une véritable sincérité renvoyant à son parcours chaotique depuis son éclosion. En perte de repères après sa terrible désillusion des Jeux Olympiques de Turin, le fleuron du patinage français décidait de mettre un terme à sa collaboration avec Andreï Beresintsev en dépit de sa superbe réaction aux Mondiaux de Calgary (médaille d'argent). L'association avec l'ancien champion français, Jean-Christophe Simond, prenait corps en septembre dernier. Un pari immédiatement gagnant pour un patineur en quête de stabilité dans ce secteur. Car en dehors de la glace, le clan Joubert est soudé. Le très controversé Didier Gailhaguet et l'omniprésente mère de Brian, Raymonde, forment une garde rapprochée qui rassure le Poitevin. Débarrassé de ses derniers doutes existentiels, Brian Joubert peut désormais se tourner vers son prochain grand objectif : les JO de Vancouver en 2010.

Les champions du monde français :
Couples
An
drée/Pierre Brunet en 1926, 1928, 1930 et 1932

Danse

Isabelle/Paul Duchesnay e
n 1991
Marina Anissina/
Gwendal Peizerat en 2000

Hom
mes
Alain Giletti en 1960

Alain Calmat en 1965
Bria
n Joubert en 2007

Femmes

Jacqueline Du Bief en 1952
# Posté le samedi 24 mars 2007 05:01
Modifié le samedi 24 mars 2007 08:15

Joubert, plus brillant que jamais...

Joubert, plus brillant que jamais...
Brian Joubert, 22 ans, a remporté, hier à Tokyo, son premier titre de champion du monde de patinage artistique. Alain Calmat était jusque-là le dernier Français à avoir gagné la couronne planétaire, en 1965.


MOMENTS RARES
hier sur la glace du Metropolitan Gymnasium de Tokyo. Brian Joubert, submergé par l'émotion de la victoire, verse quelques larmes. Le Poitevin, installé sur la plus haute marche du podium, avec à sa droite le médaillé d'argent japonais, Daisuke Takahashi, et à sa gauche, le Suisse Stéphane Lambiel, savoure la conquête de son premier titre mondial. Après avoir pris la tête de la compétition dès mercredi, lors du programme court, le Français a géré son avance, hier en fin de matinée, heure hexagonale. Sans prendre de risques inutiles et en n'effectuant qu'un seul quadruple saut.


Une s
tratégie gagnante, qui permet à Brian Joubert d'offrir à son pays sa première couronne planétaire depuis le sacre d'Alain Calmat en 1965, à Colorado Springs, aux États-Unis. Le protégé de l'ancien président de la Fédération française Didier Gailhaguet devient le troisième champion du monde tricolore, après Calmat, mais aussi Alain Giletti, couronné en 1960, à Vancouver, au Canada. Une magnifique consécration pour un champion de seulement 22 ans, qui a tout gagné depuis le début de la saison, notamment son deuxième titre européen, en janvier à Varsovie, après celui décroché en 2004 à Budapest.


« J'ai bea
ucoup travaillé pour conquérir ce titre. Je tiens à remercier tout mon entourage qui m'a aidé pour en arriver là », déclare le champion avant de recevoir la médaille d'or des mains du président de la Fédération international, Ottavio Cinquanta. Le Poitevin évoque dans la foulée sa maman, Raymonde, sa plus fidèle supportrice, et son entraîneur, l'ancien patineur Jean-Christophe Simond : « Ma mère m'a, comme d'habitude, beaucoup aidé. Cette victoire est le résultat d'un travail d'équipe, avec en particulier mon coach, qui fait du très bon boulot avec moi. »


Le succ
ès de Brian Joubert est avant tout une histoire de famille. Avec, en priorité, toujours proche de son fils donc, Raymonde. Une maman à la fois douce et au fort caractère, qui assiste depuis toujours, non seulement aux entraînements de son rejeton dans la patinoire municipale de Poitiers, mais aussi à toutes ses compétitions aux quatre coins du monde. Alors que le père, Jean-Michel, suit les exploits de son fils à la télévision. « Je suis toujours aussi enthousiaste quand je regarde Brian patiner. Mais je me concentre, parce que si je regarde ailleurs lors d'un saut, il me le reproche une fois de retour à la maison », glissait Raymonde Joubert, en janvier dernier lors d'un entraînement à Poitiers. Une mère qui a emmené son fils à la patinoire alors qu'il n'avait que 5 ans. « Brian accompagnait ses deux soeurs aînées. Et tout de suite, il a eu le coup de foudre pour le patinage. Il ne voulait plus quitter la glace ! » se souvient-elle.


Toute la formation sportive du jeune Brian se fera da
ns cette fameuse patinoire de quartier, un peu désuète mais chargée de souvenirs. Au point que celui qui devint double champion d'Europe avant d'être sacré hier au niveau mondial, continue à s'entraîner aujourd'hui sur la glace de ses débuts. Entre deux séances ouvertes au public. « À Poitiers, j'ai mes repères, même si le toit de la patinoire fuit parfois, et même si la piste n'est pas tout à fait aux dimensions officielles... De plus, le bâtiment n'est pas isolé, donc quand il fait froid dehors, il fait très froid dedans. Et s'il pleut, il y a du brouillard à l'intérieur. Mais le plus important reste la qualité de la glace qui est excellente. Elle est très dure », expliquait le champion en début d'année.


Techniquement, si Brian Joubert montra d'emblée des dispositions et une
motivation hors norme pour la glisse, il a appris à devenir un champion, avec Véronique Guyon, son premier entraîneur. Une femme avec laquelle il s'est brouillé par la suite, mais qui reste un personnage clé dans sa progression. « Nous ne nous parlons plus, mais je n'oublie pas que nous avons travaillé ensemble pendant quinze ans », glisse le Poitevin qui a changé plusieurs fois de coachs dans sa carrière. Outre Véronique Guyon, qui entraîne toujours les jeunes à Poitiers, Brian Joubert a travaillé avec Laurent Depouilly et le Russe Andreï Berezintsev. Ce dernier fut remercié pour manque de compétences techniques après la sixième place obtenue par le Français aux Jeux olympiques de Turin l'an passé.


En septembre 2006, Jean-Christophe Simond arrivait à Poitiers. Technicien hors pair, celui qui fut huit fois champion de France de 1976 à 1984, mais aussi vice-champion d'Europe en 1981 et 1982, a su redonner confiance à son élève. Après l'échec de Turin, qui succédait à une période particulièrement difficile, il était temps pour Brian Joubert de se ressaisir. Après son titre européen décroché en 2004 à Budapest, alors qu'il n'avait que 19 ans, le protégé de Didier Gailhaguet, entre changements d'entraîneurs et conflits avec la Fédération française, ne réussissait plus à gagner. Le doute s'installait.


« Ma
méthode consiste à ne rien laisser au hasard », explique Jean-Christophe Simond. Le technicien, qui fut contrôleur technique à la Fédération internationale, a vite su cerner la personnalité de son champion : « Brian est volontaire. Il a besoin d'un gros volume de travail, surtout pour les sauts. C'est comme cela qu'il peut ensuite se sentir bien ». Une méthode efficace, qui a permis au Poitevin d'exprimer au mieux son immense talent de patineur puissant et athlétique (1,79 m, 74 kg). Même si, en contrepartie, l'expression artistique n'est pas son point fort. « Brian a toujours été un patineur très masculin », répète Raymonde Joubert.


Rassuré et p
arfaitement préparé par Jean-Christophe Simond, le Français a réalisé une saison parfaite. Avec d'emblée la première victoire de sa carrière au Trophée Éric-Bompard, en novembre à Paris-Bercy. Puis les succès s'enchaînèrent avec, en décembre, les victoires à la Coupe de Russie à Moscou puis à la finale du grand prix à Saint-Pétersbourg. De quoi mettre sur orbite le jeune homme pour les championnats d'Europe. À Varsovie, en janvier, Brian Joubert s'imposait après une grosse frayeur lors de son programme court - réception mal assurée de son quadruple boucle piqué. Mais l'essentiel était accompli. La voie royale menant au titre mondial semblait ouverte.


Pourtant, tou
t faillit être remis en question le 15 février, quand, au moment de prendre son élan sur un saut à l'entraînement, le Poitevin s'entaillait le pied droit avec la lame de son patin gauche. Opération, cinq points de suture, mais Brian Joubert glissait de nouveau sur la glace trois jours après. « Brian ne s'est jamais plaint, malgré la douleur et la perturbation de sa préparation », indique son entraîneur qui ajoute que le champion fut encore plus déterminé : « Il a travaillé sur la qualité de ses réceptions. Afin qu'elles soient plus légères, pour ménager son pied blessé. Si bien qu'il a atteint un niveau technique plus élevé que jamais... »


L
e prochain objectif de Brian Joubert est maintenant la médaille d'or aux JO de Vancouver 2010. Avec le retour annoncé à la compétition du Russe Evgeni Plushenko, champion olympique en titre, la bataille pour l'ultime suprématie promet d'être belle.
# Posté le samedi 24 mars 2007 05:09
Modifié le samedi 24 mars 2007 08:19